French 4104G
Esthetic Forms and Practices
Topic: TBA 

Cross-listed with French 3610G

  • Syllabus - TBA

Prerequisites: 1.0 French course in literature between French 3500 and French 3799

Description du cours :

Je me suis souvent demandé, alors que j’étais étudiant de lettres, pourquoi les textes canadiens-français du 19e siècle qu’on me demandait de lire ne mentionnaient jamais le progrès, le train, le télégraphe, le téléphone, la photographie, la presse écrite, alors même que les littératures française, européenne, américaine, embrassaient ces nouvelles avancées technologiques à bras le corps. Récemment, j’ai découvert les écrits des membres et orateurs de l’Institut Canadien de Montréal qui, au 19e siècle, ont consacré des conférences d’une grande complexité à cette question.

Ce cours est une réponse opérante à l’interrogation de départ. Nous allons nous attarder ensemble à composer l’image d’un auteur urbain au 19e siècle, plus spécifiquement montréalais, ayant une vie intellectuelle, politique, religieuse et communautaire. Nous allons pousser notre recherche jusqu’à intégrer l’influence des loges maçonniques dans l’établissement de réseaux professionnels au 19e siècle. Au moyen d’articles de journaux, nous nous pencherons sur le combat à finir qui oppose l’évêque de Montréal, Mgr Ignace Bourget, et l’Institut Canadien de Montréal. Ce combat tourna au vinaigre avec l’affaire Guibord. Cette affaire défraya la manchette internationale de 1869 à 1875 ; on en trouve des échos dans la presse tant à Londres qu’à New York. Nous aborderons l’épineuse question de la religion : que faire des canadien-français protestants ? En effet, les catholiques doivent-ils côtoyer les protestants sans craindre de devenir protestants eux-mêmes ? Partant, doit-on faire preuve de tolérance à leur endroit, ou les éviter à tout prix ? L’Index (interdiction de lire ou de posséder certains livres émis par les autorités catholiques) sera abordé dans le contexte d’une ville à caractère bilingue, mais surtout une ville où les protestants n’ont pas à se plier aux mêmes restrictions morales quand vient le temps d’ouvrir un livre.