L’exemple, grand pilier et paradigme à l’aune duquel toute chose doit être jugée, sera l’objet de notre colloque. Le vaste champ d’action tissé par les multiples articulations de ces deux notions ― exemple et contre-exemple ― viendra se refléter dans la variété de thèmes susceptibles de faire l’objet de communications. Yves Roberge (Université de Toronto) et Laurence de Looze (Université Western Ontario)
L'exemple et le contre-exemple en littérature et en linguistique
Colloque estudiantin interuniversitaire
Université Western Ontario
21-22 octobre 2011
Télechargez le Programme (PDF)
Les
Associations des étudiant.e.s de 2ème et 3ème cycles des départements
d’études françaises des universités suivantes : Université Western
Ontario, Université Queen’s, Université de Waterloo et Université du
Québec à Montréal, Université Concordia vous invitent à un colloque sur le
thème «L'exemple et le contre-exemple». Téléchargez le
En latin, l’exemple
signifie littéralement « ce qui est retiré en tant qu’échantillon ».
C’est en passant par les idées de « modèle » et d’« imitation » que le
Petit Robert donne une définition de l’exemple. Le Trésor de la Langue
Française quant à lui nous présente son contraire comme « un exemple qui
contredit un énoncé ou une loi ». Comment l’exemplarité se
constitue-t-elle? Selon quelles modalités autoritaires? Quelle
inscription dans l’histoire d’une culture implique-t-elle?
En linguistique,
l’exemple représente la base du travail. Il vient soutenir une analyse
ou une théorie quelconque, alors que le contre-exemple bouscule la
plupart du temps les théories établies ou les hypothèses envisagées en
soulevant des questions méthodologiques quant à son traitement dans
l'analyse, à savoir : que faut-il en faire? L'inclure dans l'analyse? Le
rejeter ou le traiter comme une exception motivée?
En études littéraires,
l’exemple est souvent mis en relation avec son complément, le
contre-exemple. Dans le sens platonicien, il se manifeste comme l’image
parfaite contre laquelle toute autre chose devient copie. L’exemple se
montre aussi sous plusieurs formes rhétoriques (priamèle, comparaison,
analogie etc.) et sur plusieurs registres (historique, moral,
mythologique, délibératif; judiciaire...). La mimesis, la théorie du
reflet et les divers phénomènes du dédoublement constituent donc autant
de façons de reproduire ou de confronter en littérature ce qui fait
exemple, ce qui se donne comme exemplaire. On peut aussi y rapporter les
différents types de bourgeonnements qui prolifèrent à partir d’un texte
source, l’utilisation que plusieurs écrivains font du plagiat, de même
que cette vision intertextuelle de la littérature qui définit le corps
du texte comme un tissu de citations.Conférenciers pléniers:
Pour plus d’informations veuillez nous contacter au frconf@uwo.ca.
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