FR515a: « Questions de littérarité: le texte et ses
contextes » (Séminaire de méthodologie); Marilyn Randall Ce séminaire examinera la représentation littéraire du
massacre des Protestants de Paris, événement qui, peu avant la fin du
règne de Charles IX, marqua l’apogée violente des Guerres de Religion.
Matière de polémiques et de légendes sempiternelles, la
Saint-Barthélémy suscite encore débat, explication et réécriture
(sinon apologie). Tout en privilégiant les textes et documents qui
témoignent de la genèse politique du massacre et de la réaction
littéraire qu’il appela, nous regarderons aussi certains œuvres
romanesques modernes qui la mettent en scène (notamment le roman de
Prosper Mérimée, Le règne de Charles IX ). A cause de la délimitation stricte de son corpus, ce cours
se peut facilement concevoir comme une introduction à l’étude de la
Renaissance et ne requiert aucune connaissance spécialisée préalable,
ni de l’histoire, ni de la littérature de l’époque. Une bibliographie
de lectures facultatives sera disponible au département à partir du
1er mai 2004. Ferdinand Brunetière a décrit les "époques du théâtre
français," étudiant les institutions, leurs luttes compétitives, leurs
publics, et l'influence du développement économique et social sur
l'évolution des productions théâtrales du dix-huitième siècle. Le
siècle est fertile en controverses touchant les intérêts personnels.
Comme Lully avait changé de bâtiment avec la troupe de Molière pour
s'emparer du théâtre du Palais Royal, entrant en compétition directe
avec la Comédie Française, cette dernière avait fait fermer le théâtre
de la foire (1710) parce qu'elle y perdait des clients. Elle devait
produire des vaudeville pour rivaliser avec les forains. Entretemps,
l'Académie de Musique affirmait son privilège musical pour empêcher
les forains de chanter. Les forains durent utiliser des pancartes pour
faire chanter le public qui disait ainsi le texte de la pantomime
présentée. L'initiative du Comte de Lauraguais qui a libéré la scène
des sièges de spectateurs (1759), a permis au jeu des comédiens de se
développer puisqu'ils pouvaient alors se déplacer sans encombre. Les
sièges fournis au parterre, qui jusqu'à présent voyait les
représentations debout, les rendirent plus patients et surtout ils
contribuèrent à limiter le mouvement des spectateurs (1782). Nous examinerons ce type d'influence (les salles;
l'architecture–les forains, les Italiens, la Comédie Française) sur la
production du siècle, ainsi que les changements de sensibilité
donnant naissance à de nouveaux genres (dont le drame ou comédie
sérieuse), à des tragédies "à l'anglaise" Crébillon père, au
renouvellement des thèmes tragiques (par la Bible, par exemple, avec
Voltaire). « À une époque où tout se termine ou s'est déjà terminé (fin
de l'histoire, mort des genres, fin de la modernité, mort des
idéologies, du marxisme, du nationalisme–la liste des éloges funèbres
paraissant interminable), ne peut-on se résoudre à une clôture de
plus, à un autre crépuscule: la fin de la littérature québécoise? Ce
qui, naturellement, signifierait non pas sa pure abolition dans le
néant mais plutôt le fait que cette appellation ne recouvre plus rien
d'essentiel ou de substantiel, et qui pourrait nous entraîner à parler
désormais, avec un certain à-propos, d'une littérature
post-québécoise. » Telle est la question posée, avec un certain à-propos, il y a
quinze ans par Pierre Nepveu dans son Écologie du réel. Toujours
actuelle, elle animera la réflexion de ce cours qui portera sur les
rapports complexes s’établissant entre deux moments de l’histoire
littéraire du Québec. Dans un premier temps, une analyse de quelques
romans et essais d’Hubert Aquin nous permettra d’élaborer une poétique
du texte national des années 60-70. Dans un deuxième temps, on se
penchera sur les essais et les biofictions de Régine Robin pour explorer
les paradigmes, les enjeux, les tactiques du post-national et de
l’interculturel qui émergent au cours des années 80-90. Freud avait des connaissances très détaillées d'un grand
nombre de textes littéraires. Il se faisait un plaisir de citer
surtout les poètes quand il avait besoin d’illustrer ses théories
psychanalytiques. Hamlet, par exemple, représente un des plus grands
"dépressifs" (ou mélancoliques) de la littérature occidentale. D’où
les questions posées par certains commentateurs depuis presqu’un
siècle maintenant: Freud est-il essentiellement poète ou homme de
science? La psychanalyse est-elle une «ars poetica» ou une méthode
(clinique)? L’objectif de notre cours est, dans un premier temps, de
donner une introduction générale à l’oeuvre de Freud et d’étudier plus
particulièrement les différents «usages» que Freud fait de la
littérature. Ensuite, nous verrons le rôle que joue la littérature
dans l’oeuvre de certains psychanalystes, et, alternativement, le rôle
que joue la psychanalyse dans l’oeuvre de certains écrivains. Julia
Kristeva, qui fut d’abord professeure de littérature avant d’être
analyste et écrivaine, affirme, dans un entretien où elle explique
comment elle est devenue analyste, que c’est la notion de transfert en
psychanalyse qui a attiré son attention. Elle avait l’intuition que le
transfert (psychanalytique) avait du potentiel dans le champ
littéraire. Lacan et Foucault sont d’autres «cas» que nous allons
examiner dans notre cours. En somme, le sujet du cours est le rapport
entre littérature et psychanalyse. En prenant des exemples de textes de survivants de
l'Holocauste, nous nous pencherons sur la question de la possibilité
de rapporter le passé sans le déformer. La volonté expresse du conteur
de dire son expérience rencontre les obstacles que le temps dresse
devant elle. S'engage alors un dialogue entre l'auteur et sa propre
mémoire pour retrouver l'authentique de la situation décrite et le
vrai de l'expérience individuelle et communautaire. C'est ce
questionnement que nous voudrions analyser, en tracer les limites et en
souligner les problèmes au niveau de l'écriture car le récit devient
souvent alors un large questionnement sur l'écrit et son pouvoir
d'évocation. Nous serons aussi amené à considérer la variation entre
texte oral et texte écrit. Prenant appui sur l’usage des espaces publics et de leurs
représentations littéraires, on aimerait dans le cadre de ce séminaire
parcourir, de manière transséculaire un certain nombre de lieux
festifs : que ce soit la foire des poésies burlesques (Scarron),
l’Abbaye de Thélème dans Rabelais, les villes lors des entrées royales
ou encore les lieux de la dépense chez Bataille, la fête, celle des
mots, des espaces et des personnages, suppose à la fois une
pragmatique du langage (un dire orienté sur un faire, la carnavalisation
bakhtinienne), une notion du lieu comme espace circonstancié et
marqué (Turner, Goffman, Certeau), et une conception de la
communauté. Nous étudierons, à l’aide de discours littéraires et
non-littéraires, ces trois dimensions du festif afin d’élucider les
contraintes de leurs mises en représentation. Ce cours familiarisera les étudiant.e.s avec différentes
approches théoriques à l’interface entre la morphologie et la syntaxe.
Nous considérerons quelques phénomènes majeurs (p. ex. les accords
verbaux et pronominaux, le placement et les séquences des pronoms
clitiques, la nature des paradigmes) à travers des données du français
et d’autres langues, surtout les variétés romanes non standard. Les
étudiant.e.s plus avancé.e.s seront encouragé.e.s à explorer des
cadres théoriques récents, tels la Morphologie Distribuée, la Théorie de
l’Optimalité ou la Géométrie des Traits. (Le cours consistera,
normalement, en deux séminaires de trois heures par semaine pendant
six semaines, en fonction de la disponibilité de tout le monde; je
serai absent de London pendant certaines semaines, qu’on récupéra à la
fin du cours en juin). FR808a: « Seminar in Sociolinguistics »; Jeff
Tennant This course offers students the opportunity to
explore the research literature on a range of topics related to the
study of language and society, including sociolinguistic theory and
research methodology, the ethnography of speaking, the role of social
variables (such as age, socio-economic status and sex/gender) in
language variation and change, bilingualism and language contact, and
language policy and planning. Students will be encouraged to carry out
an empirical analysis of a set of language data as part of their
course project. The concepts studied will be illustrated using
examples drawn from various languages, but the primary focus will be
on sociolinguistic aspects of French, Spanish and English. The language
of instruction will be English, however the graduate program in which a
student is enrolled may require that she or he submit all written
work in French or in Spanish. Where the student’s program imposes no
such requirement, the student may choose to write in any of these
three languages. Dans ce cours, on étudiera les langues minoritaires du point
de vue linguistique, social et politique. La première partie du cours
sera consacrée à une examination du traitement des langues
minoritaires en milieu scolaire. Nous verrons la variété de structures
qui peuvent être mises en place dans ce contexte et comment elles
peuvent aider ou nuire au développement de la compétence linguistique.
Nous verrons aussi le rôle des croyances du groupe dominant et leur
réflexion dans des structures pédagogiques dont le résultat est soit
le maintien, soit la mort, d’une langue minoritaire. Dans la deuxième partie du cours, on verra l’aménagement
linguistique en pratique en milieu scolaire dans des contextes
internationaux. Ainsi verra-t-on les maintes façons qu’une société
peut choisir de répondre aux besoins linguistiques des populations
minoritaires. On verra sur quoi débouche, dans la mise en pratique,
les théories de la linguistique pédagogique, du maintien et
l’acquisition d’une langue, du rapport langue-pouvoir, etc. La dernière
partie du cours examinera les droits humains d’ordre linguistique et
les pratiques au mépris de ces droits. Pour ce faire, nous examinerons des études de cas spécifiques
pour comparer les pratiques variées qui peuvent exister de pays en
pays, de province en province, voire même d’école en école. Au cours des dernières années, la théorie chomskienne a vécu
une explosion dans le nombre et le type de projections présentes dans
une phrase. Ce cours examinera l’évolution de la phrase: de la théorie
X-barre à la théorie minimaliste, en passant par l’émergence des
projections fonctionnelles. Les arguments théoriques et empiriques
pour la présence de ces projections seront évalués. Nous examinerons
la structure de la phrase (Ph) et aussi des syntagmes en particulier
(p.ex. DP) FR812b: Argumentation et analyse en linguistique »;
Jacques Lamarche Ce cours ne demande aucune formation préalable en
linguistique. Les concepts théoriques qui sont nécessaires à la
compréhension des différents problèmes sont présentés au fur et à
mesure du cours, et ce avec un minimum de formalisme. Bien qu'il
s'adresse aux étudiant.e.s en linguistique, il devrait aussi être utile à
toute personne qui s'intéresse aux fondements de la connaissance du
langage et à la notion d'argumentation en science. FR820b: Phonologie segmentale »; François Poiré FR813a: Morphophonologie » ; David Heap (Le cours consistera, normalement, en deux séminaires de
trois heures par semaine pendant six semaines, en fonction de la
disponibilité de tout le monde; je serai absent de London pendant
certaines semaines, qu’on récupéra à la fin du cours en juin). Études supérieures:
Cours 2004-2005
Cours de littérature
"Le texte ne naît pas littéraire, il le devient",
pour paraphraser Simone de Beauvoir. Ce cours présentera un survol
des principaux lieux et approches de la définition du texte littéraire
dans la tradition française du 20ème siècle. Le cours sera centré
sur la notion de la littérarité et les diverses tentatives de raisonner
sur sa spécificité textuelle. Nous verrons une évolution qui fait
déplacer la source d'intérêt et d'autorité littéraires depuis
l'auteur, jusqu'au texte, au lecteur et finalement au contexte
environnant de production et de réception. Le cours privilégiera deux
axes essentiels, ceux de la signification intrinsèque et de la
signification extrinsèque, pour finalement traiter d'approches qui
visent à intégrer dans la mesure du possible une grande variété de
déterminants. A la question de savoir ce que signifie le texte,
s'ajoute celle de savoir comment elle signifie. FR729a: « La poétique du témoignage: représentations de la
Saint-Barthélémy »; John Nassichuk
FR744a: « Théâtre du XVIIIe siècle »; Servanne Woodward
FR759a: « Le Québécois et son double : Aquin / Robin »; Tony
Purdy
FR793b: « Littérature et psychanalyse »; Clive Thomson
FR787b: « Mémoire et authenticité: le témoignage
questionné »; Alain Goldschläger
FR794b: « Fête et littérature »; Daniel Vaillancourt
Cours de linguistique
FR823a: « Morphosyntaxe » David Heap
FR814a: « Les langues minoritaires »; Shelley Taylor
FR806a: « L’évolution de la structure de
la phrase »; Ileana Paul
Ce cours vise à introduire les étudiant.e.s à la problématique de
l'analyse et de l'argumentation en linguistique. À partir de l’étude
d’articles portant sur des faits du français (et parfois d'autres
langues), l'étudiant.e est amené.e à faire ressortir les bases de
l’analyse linguistique, et à mettre en évidence les notions centrales à
toute entreprise scientifique : Qu'est-ce qu'un fait empirique?
Qu'est-ce qu'une théorie? Qu'est-ce qu'une hypothèse? Pourquoi le fait
X est-il un contre-exemple à l'hypothèse Y? Comment choisir entre
deux hypothèses concurrentes? etc. Cette démarche permet d'exposer les
étudiant.e.s à certains des débats qui ont façonné l'analyse
grammaticale depuis les années 60, et de présenter certaines
perspectives opposées qui ont émergé de ces débats.
Ce cours concerne principalement la phonologie segmentale.
Après une brève révision de la phonologie linéaire, nous aborderons
les notions de règles et de représentations, d'alternances et de
dérivations, ainsi que la phonologie lexicale et la géométrie des
traits. La dernière partie du cours introduira la notion de syllabe et
son importance dans la description des phénomènes phonologiques.
Le but de ce cours est d’explorer les différentes approches de
l’interface entre la morphologie et la phonologie. Nous illustrerons
les différents cadres théoriques avec des faits caractéristiques du
français et d’autres langues (notamment les variétés romanes non
standard), et nous comparerons les avantages et les désavantages des
différentes perspectives. Les étudiant.e.s plus avancé.e.s seront
encouragé.e.s à explorer des innovations théoriques récentes, tels la
Théorie de l’Optimalité ou la Géométrie des Traits.
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